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Saint-Avé

"Sant-teve" en Breton
Site de la Ville de Saint-Avé : http://www.saint-ave.fr/
Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Av%C3%A9

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-AVE

Source : http://www.infobretagne.com/saint-ave.htm
Saint-Avé doit son nom à un certain Saint-Tévé qui, au Vème siècle, quitta la Grande-Bretagne pour s'établir en Armorique. Saint-Avé (-d'en-Bas) est un démembrement de la paroisse de Vannes vers l'an 1000. Saint-Avé, dont le nom indique une formation tardive, englobait autrefois le territoire de Meucon, ancienne maladrerie. On comptait jadis sur le territoire de Saint-Avé de nombreuses seigneuries. Saint-Avé est érigé en commune en 1790. On rencontre les appellations suivantes : Sainct Eve (en 1427, en 1448, en 1464, en 1536), Sainct Evve (en 1477).
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Petite histoire de Saint-Avé

Source http://www.saint-ave.fr/petitehistoiredesaintave.html
Les premières traces de la présence de l’homme sur le territoire de la commune de Saint-Avé remontent à l’époque néolithique (environ -5000 à -2000).
L’allée couverte (dolmen), aujourd’hui disparue, la pointe de flèche en silex retrouvée dans la lande du Gornais et deux haches à usage utilitaire (abattage des arbres) en témoignent.

Les hommes de l’âge de fer nous ont, en revanche, légué un ensemble de monuments plus importants.
L’oppidum gaulois de « Castel-Ker-Névé » au Guernevé aurait, en effet, été aménagé à cette époque.
On dénombre également une dizaine de « lec’h », stèle généralement sphérique et de faible hauteur marquant l’emplacement d’une sépulture.
Visibles autour de la Chapelle Notre-Dame du Loc et de l’église, ils essaiment aussi à Kerlis, Saint-Thébaud, Kerbotin…
L’occupation Romaine eut un impact sur l’habitat : une villa, dont les traces ont aujourd’hui disparu, fut découverte à Tréalvé (1857), des morceaux de tegulae (tuiles) à Saint-Michel ainsi que plusieurs pièces de monnaies. Autres témoins de cette époque, les voies romaines reliant Darioritum (Vannes) aux autres cités d’Armorique traversent la commune. Celle menant à Corseul est notamment visible aux abords du village de Lesvellec.
Les premiers établissements des bretons insulaires sur le territoire, notamment en des lieux alors en ruine « Magouero » et « Magouaire », se révèlent grâce à la toponymie.
Les noms en « Tré » et « Lann », seuls termes celtiques présents de chaque côté de la Manche, remontent sans doute à cette époque.
Le Moyen-âge est marqué par une grande ferveur chrétienne. On y recense en effet quatre calvaires et une quinzaine de croix, la plupart datant du XIII et XIVè siècle, et deux chapelles : Notre-Dame du Loc (1472-1494) et Saint-Michel à Berval (1524).
Saint-Avé fut le siège d’une vingtaine d’anciennes seigneuries : Beauregard, construite au XV ème, Coëtdigo (1608), Kerbotin (1427), Kerozer (XIVè), Lescran, Plaisance, Rulliac (1426).
L’activité agricole est alors intensive et de nombreux moulins et minoteries jalonnent la campagne.
En 1790, Saint-Avé fut érigée en commune et même chef-lieu de canton du district de Vannes jusqu’en 1801.
En 1886, l’apparition de l’hospice de Lesvellec augmente la population communale de quelques 160 âmes, les familles d’employés de l’hôpital s’y installant.
L’activité industrielle s’intensifie avec la création en 1860 de la Briqueterie Gohaud, qui sera en activité jusqu’en 1956.

Les noms des villages racontent Saint-Avé

Les noms de lieux, les « toponymes », nous prouvent que Saint Avé fut envahie par les bretons insulaires aux VIème et VIIème siècles. Certains toponymes du quartier Nord-est sont issus de l’invasion : c’est le cas de Magouaire et Magouero. Ces deux noms viennent du gallois Moger, « mur ». Ce terme s’applique à des constructions gallo-romaines trouvées en ruine par les Bretons à leur arrivée en Armorique.
D’autres toponymes nous donnent par leur forme une idée de date d’implantation de nos ancêtres. C’est le cas de Berval, qui date du VIIIème siècle, de Keridoret, IXème siècle, de Lescran au Xème siécle, de Lezelannec au XVIème siècle. Les noms de lieux sont aussi un bon indicateur de la géographie ancienne de Saint-Avé : Lezelannec évoque la limite de la genêtière, Lescran le défrichement, Lesnéhué de nouveaux terrains mis en culture, et Trébrat l’existence de grande pâture.

Un patrimoine naturel à découvrir

Le territoire de la commune compte près de 60 km de sentiers de randonnée. Les sentiers sont remarquables pour leur qualité paysagère. Ils font partie intégrante du patrimoine historique de Saint-Avé.
Le bois de Kerozer qui s’étend sur 24 hectares offre le plaisir de balades. Du fait de sa proximité avec la ville, il joue le rôle d’un parc naturel qui permet aux citadins et aux Avéens entraînement sportif, détente et promenades dans un site remarquable.
Chaque année, la ville de Saint-Avé participe aux journées européennes du patrimoine afin de vous faire découvrir la richesse de son patrimoine.

Néolithique

Source http://www.saint-ave.fr/patrimoine_archeologie.html

Les premières traces de la présence de l'homme sur le territoire de la commune remontent à l'époque néolithique.
Ainsi, une allée couverte (dolmen) aujourd'hui disparue existait au village de Plaisance.
Une pointe de flèche en silex retrouvée dans la lande du Gouarnaie atteste une activité liée à la chasse de ces hommes préhistoriques.
Deux haches d'usage utilitaire (abattage des arbres) témoignent de la présence des premiers sédentaires éleveurs et agriculteurs.
Les haches néolithiques de La Grée Deux haches néolithiques ont été trouvées à La Grée.
La plus petite, en dolérite, a une longueur de 100 mm. pour une largeur au tranchant de 40 mm., et une épaisseur maximale de 23 mm.
La seconde, en fibrolite, au talon endommagé, mesure 110 mm. pour une largeur au tranchant de 48,2 mm. et une épaisseur de 28 mm.
Elle a la particularité de présenter longitudinalement une trace de sciage de caractère ancien.
Les haches les plus courantes et les plus nombreuses sont en dolérite.
Cette roche d'origine volcanique se présente sous forme de filons dont l'un, situé à Plussulien dans les Côtes-d'Armor, a été exploité pendant 1500 ans à l'époque néolithique.
Les haches en fibrolite ne représentent que 20% de la production totale tous matériaux confondus.
Les haches en fibrolite claire comme celle de La Grée proviennent du gisement de Port-Navalo en Arzon.

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Protohistoire (époque gauloise ou celtique)

Les hommes de l'Age du Fer nous ont en revanche légué un ensemble de monuments plus importants : Le camp retranché de « Castel-Ker-Névé » aurait été aménagé à cette époque.
Camp de cesarLe nom « Camp de César » ne lui a été attribué qu’au 19è siècle.
On dénombre également une dizaine de « lec’h » : ce sont des stèles généralement sphériques et de faible hauteur, marquant l’emplacement d’une sépulture et parfois christianisés au Moyen Age.
Visibles autour de la chapelle Notre Dame du Loc et de l’église, ils essaiment aussi à Kerlis, Saint-Thébaud, Kerbotin…
Les traces des différentes occupations successives du Camp de César nous sont quasiment toutes inconnues.
Il est alors difficile d'attribuer ce site à une période précise de l'histoire ou de la préhistoire. Limitons nous donc à cette brève description. Le camp de César est une place forte (oppidum) d'environ ha. érigée au sommet d'un escarpement (125 m.), selon la technique de l'éperon barré. De l'endroit la vue sur Vannes et le Golfe offre un intérêt stratégique particulièrement évident.
De part la déclivité du terrain (le ruisseau du contrebas est situé à environ 50 m.), il est quasiment inattaquable sur ses parties orientales et septentrionales.
Au midi, il est artificiellement renforcé par une succession de fossés et de remparts dont les superstructures ont aujourd'hui disparu.
Au regard de son flanc le plus sensible (sud), un glacis protecteur est ménagé (espace vierge de végétation, talus et autres obstacles à la vision d'assaillants potentiels).
Enfin à l'ouest se laisse facilement découvrir l'entrée du camp.
Les ruines des bâtiments situés au cour de la fortification ne sont pas d'une lecture facile.
Aucune fouille sérieuse n'ayant été entreprises, nous ne pouvons qu'imaginer une ou des occupations de cette place depuis le néolithique jusqu'au Moyen-Age, même si l'idée d'un aménagement à l'age du fer semble l'hypothèse la plus probable.
Même inoccupé, l'endroit ne tombe pas dans l'oubli et le Castel Ker Nevé, comme l'appelaient les voisins à l'époque, resurgit au milieu du XIXème pour alimenter les débats et controverses des archéologues locaux.
Mahé (Essai sur les Antiquités du Morbihan, 1825), Cayot-Délandre (Le Morbihan, son histoire et ses monuments, 1847) et les autre s'opposent quant à l'attribution de la construction aux Vénètes, aux Romains ou encore aux adeptes d'un culte druidique.
C'est de cette période et de la propagation aléatoire de leurs interprétations que date le nom de Camp de César.
Entretenues et étayées par les possibilités d'occupation du lieu par de prestigieux visiteurs, nombreuses sont les légendes liées au Camp de César.
Evoquons celle qui veut qu'une chapelle souterraine soit accessible depuis une des dalles du chemin, cette autre encore qui assure qu'une barrique d'argent se trouve caché dans un autre souterrain, mais gardée par le diable.
Une dernière enfin attribue la construction de la chapelle Notre-Dame de Mille Secours aux Chrétiens basés à Mangolérian, qui en avait fait le voeux en cas de victoire sur les païens établis face à eux, sur le Camp de César.
Le Camp de César est classé monument historique depuis 1973 et est propriété communale depuis 1997.
Les stèles gauloises (ou lech) Vestiges de la population gauloise qui occupait le territoire communal, ces emplacements marquaient l’emplacement d’une sépulture à incinération entre les 6è et 5è siècle avant J. C. Stèle de Kerbotin.
Les stèles basses hémisphériques ont une taille oscillant entre 50 et 80 cm de diamètre et peuvent présenter sur leur sommet une ou plusieurs cupules (cas de celle de Kerbotin).
Très souvent déplacées, elles ont également pour certaines été christianisées par l’ajout de croix sur leur sommet (Bourg d’en bas, placître de l’église…).
C’est sans conteste la stèle de Coëtdigo-Kerlis qui est la plus représentative des stèles gauloises sur la commune et la mieux conservée.
La forme sphérique et lissée de la pierre, le bourrelet situant sa zone d’enterrement ainsi que la cupule sommitale sont ici particulièrement visibles.

Epoque Gallo-Romaine

Les romains se sont implantés en Armorique et Saint-Avé recèle plusieurs trésors de cette époque, notemment plusieurs ossuaires (ossaria) retrouvés dans la partie nord-ouest de la commune (Lézélannec).
Les voies romaines reliant Darioritum (Vannes) aux autres cités d’Armorique traversent la commune.
Celle menant à Corseul est notamment visible aux abords du village de Lezellec.
L’occupation romaine a eu un impact sur l’habitat : une villa, dont les traces ont disparu, fut découverte à Tréalvé (1857), des morceaux de tegulae (tuiles) à Saint Michel, ainsi que plusieurs pièces de monnaie.
La villa gallo-romaine de Tréalvé Les ossaria ne sont pas les seuls vestiges de l'époque gallo-romaine découverts sur la commune.
Au nombre des découvertes les plus remarquables se compte la villa de Tréalvé, éponyme de la rue tracée aujourd'hui à son emplacement.
Cette villa a été découverte et fouillée entre mai et juin 1857 par C. de Fréminville.
Dans les campagnes vannetaises, ce type de villa isolée se retrouve encore au Hézo ou à Arradon, mais c'est avec celle du Talhouët en Theix, que la villa de Tréalvé offre le plus de similitudes.
Toutes deux orientées au midi, sont en effet perchées sur des collines « dominant la plaine littorale.
Leur plan est aussi identique : c'est le type, très répandu en Armorique, de la maison de maître avec une galerie de façade, desservant en retrait les pièces à usage domestique » (P. André)
La villa comprenait sept chambres dont une à hypocauste, c'est à dire à chauffage par le sol, particulièrement utilisé pour des bains.
Ces villae étaient le plus souvent le centre d'activité agricoles, même si le raffinement de la maison principale évoque un modèle urbain (décoration à stuc peints.) Très peu de matériel a été découvert sur place, on note quelques pièces de monnaies de Gallien, Salonine, et Tétricus père.
Quant aux traces de la villa, elles ont aujourd'hui totalement disparu.

A lire : - André Patrick, Triste Alain, Quand Vannes s'appelait Darioritum, Catalogue de l'exposition au Musée de la Cohue de Vannes 1992-1993 - Galliou Patrick et André Patrick, Les Carnets de Monsieur de Fréminville II, La Villa gallo-romaine de Tréalvé en Saint-Avé (Morbihan) in Archéologie en Bretagne n° 20 1978-1979 La voie romaine

Histoire de la commune de Saint-Avé

Source http://fr.topic-topos.com/saint-ave
bien des hypothèses ont été avancées pour expliquer ce nom obscur : il pourrait s'agir d'un saint Teve (honoré à Llandyfei au Pays de Galles), ou de sainte Avoye, titulaire d'une chapelle en Pluneret (la toponymie bretonne montre que sant pouvait à l'origine s'appliquer indifféremment à un homme ou à une femme). Mais on ne peut écarter l'hypothèse d'un nom gallo-romain, tel que Sentiavicus, en évolution purement romane, comme Séné.
L'absence de monuments mégalithiques permet de dater le premier peuplement de la commune de Saint-Avé au début de notre ère lorsque le camp retranché de Villeneuve « Castel Kernevé » est construit sur un monticule escarpé.
Les vestiges romains, en revanche, sont nombreux, puisque deux voies romaines traversent Saint-Avé du sud au nord, d'où, par exemple, la villa de Tréalvé. Après l'immigration bretonne et les troubles du haut Moyen Âge, Saint-Avé est démembré de Vannes vers l'an mille pour devenir une paroisse autonome.
Des seigneurs font un maillage dense du territoire rural puisqu'on en compte 17, la principale étant Plaisance, achetée en 1433 par le duc Jean V de Bretagne.
Son fils, François Ier, duc de 1442 à 1450, y séjourne fréquemment et c'est à Plaisance qu'il décède le 17 juillet 1450, en présence de toute sa cour ; mais François II, leur successeur, vend Plaisance en 1486 et le manoir, tombé en ruine, a totalement disparu au XVIIe siècle.
Devenu commune en 1790, Saint-Avé a vu s'installer sur son territoire, à la fin du siècle dernier, le champ de manœuvre d'artillerie des régiments de Vannes et l'hôpital psychiatrique départemental de Lesvellec.
Divisé autrefois en bourg d'en haut et bourg d'en bas, Saint-Avé connaît une urbanisation rapide depuis la dernière guerre mondiale.

Moyen age

Lien : http://www.histoire-fr.com/valois_charles7_4.htm
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Ier_de_Bretagne

François Ier de Bretagne aussi connu sous le nom de François le Bien-Aimé est né le 11 mai 1414 à Vannes et mort le 19 juillet 1450 au manoir de Plaisance à Saint-Avé.
Il est le fils de Jean le Sage, duc de Bretagne, et de Jeanne de France, fille de Charles VI de France.
À la mort de son père, le 29 août 1442, il devient comte de Montfort et duc de Bretagne.
Reddition de Fougères devant l' armée de François Ier, duc de Bretagne - Vigiles de Charles VII
Lien : 1449 - Reddition de Fougères devant l' armée de François Ier, duc de Bretagne (Vigiles de Charles VII)
François Ier, duc de Bretagne
Lien : La bataille de Formigny, 15 avril 1450 (Chroniques de Froissard, BnF, Paris)

Patrimoine

Lien : http://patrimoine.region-bretagne.fr/main.xsp

Chapelle Saint-Michel
Source : http://fr.topic-topos.com/chapelle-saint-michel-saint-ave
La présence de ruines romaines sur le site autorise l'hypothèse d'un sanctuaire païen primitif avant la construction, par le recteur Pierre de Chohan, de la chapelle consacrée à saint Michel en 1524. Elle est ornementée de sculptures gothiques et Renaissance dans ses fenêtres et ses porches. Le clocheton est refait à la fin du siècle dernier et la sacristie accolée au pignon du chœur en 1831. L'intérieur, restauré récemment, conserve des statues et des boiseries anciennes.

Folklore

Source : http://www.saint-ave.fr/techniques_industrie.htmlKorrigan
[...]
En 1919, François Cadic raconte dans ses « Contes et Légendes de Bretagne » la légende d'Avé.
Ce personnage miraculeux du Pays de Vannes, aimé de tous, était de petite taille et de chétive constitution.
Cela ne l'a cependant pas empêché de travailler dans une carrière que l'on a appelée ensuite «Menglérien Sant Avienn» (les carrières de Saint-Avé).
Cette légende, intitulée « Où naquirent les Korrigans », raconte comment Avé se venge de mauvais garnements qui se moquent de sa petite taille.
Ces derniers et leurs descendants sont condamnés à garder leur taille d'enfants ; ce sont eux les poulpiquets ou korrigans, ces nains qui dansent au clair de lune autour des menhirs et des dolmens.
[...]

- En connaître plus sur le lieu dit Keridoret - En connaître plus sur la ville de Saint-Avé - En connaître plus sur la ville de Vannes - Office du tourisme

Aujourd'hui, le 11/12/2017
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Dernière mise à jour le : 1/12/2017